En 35 ans, nous avons grandi. En 35 ans, nous avons perdu notre essence !/ In 35 years, we have grown. In 35 years, we have lost our essence!

Français

Il est évident qu’entre 1975 et aujourd’hui notre pays a connu des progrès dans tous les secteurs socio-économiques (agriculture, santé, etc.). Conséquence directe, nous sommes passés en 52 ans de 2.082.953 à 9.742.000 habitants. Quel succès n’est-ce pas ?

Mais nous ne devons pas sauter de joie, car cette croissance est suivie d’une note sombre. Tenez, en 35 ans, près de 50 % de nos forêts ont disparu. En 35 ans, c’est près de 20 % de nos savanes qui sont parties en fumée. En 35 ans, près de 50 % des prairies marécageuses et 30 % des mangroves ont été sinistrement engloutis dans notre désir fougueux de croissance, de développement. Mais je me pose cette question, quelle est ce développement qui se fout de son support ? Quelle est cette croissance qui se fait sans tenir compte de la génération future ? Face à ces questions, un Professeur d’Université avec qui je partageais mes inquiétudes m’a répondu laconiquement il y a quelques années « Quand on veut se développer, on se développe envers et contre tout, l’environnement est une question secondaire ». Sur le coup, je fus énormément et tristement surpris. Mais malheureusement, son avis est partagé par la majorité des 9.742.000 Béninois.

Alors, nous continuerons malgré les protestations de la minorité à «manger nos écosystèmes ».

À ce rythme (ce qui ne sera pas le cas parce qu’aujourd’hui, nous disposons de capacités techniques inégalées pour changer rapidement, à une très grande échelle, l’utilisation des terres) en 2262 il nous restera 0 km² de forêt. Dans environ 7 siècles, on n’aura plus de savane. En 2268, les prairies marécageuses seront un lointain souvenir. Et d’ici 4 siècles et demi, nos descendants ne connaitront la mangrove qu’en photo (s’il en restait). Mais pour nous, tout cela est bien loin n’est-ce pas ?

Mais alors nos descendants nous maudiraient de n’avoir rien fait pour préserver cette richesse pour eux.

Dès lors, nous devrons internaliser la citation de Confucius (500 ans av. J.-C.) qui disait : « Nature qui l’emporte sur culture est frustre, culture qui l’emporte sur nature est pédante ».

 Pour comprendre cette catastrophe en gestation, cliquez sur le lien suivant 

http://www.cenatelbenin.org/download/usgs.pdf

English

It is evident that between 1975 and today our country has seen progress in all socio-economic sectors (agriculture, health, etc.). As a direct result, we moved in 52 years from 2,082,953 to 9,742,000 inhabitants. How successful it isn’t?

But we must not jump for joy, because this growth is followed by a dark note. Look, in 35 years, nearly 50% of our forests are gone. In 35 years, nearly 20% of our savannas that went up in smoke. In 35 years, nearly 50% of marshy meadows and 30% of mangroves have been swallowed up ominously in our impetuous desire for growth, development. But I ask myself this question, what is this development that does not care about its support? What is this growth that is without considering the future generation? Faced with these questions, a University professor with whom I shared my concerns replied laconically few years ago « When you want to grow, it develops against all odds, the environment is a secondary issue. » At the time, I was greatly surprised and sad. But unfortunately, his view is shared by the majority of Beninese 9,742,000.

So we will continue despite protests from the minority to « eat our ecosystems. »

At that rate (which will not be the case because today, we have unrivaled technical capacity to change rapidly, to a very large scale, land use) in 2262 it will remain 0 km² of forest. In about 7 centuries, it will no longer savannah. In 2268, the marshy meadows will be a distant memory. And by 4 and a half centuries, our descendants will experience the mangroves that picture (if left). But for us, this is very far it isn’t?

But then our descendants would curse us for having done nothing to preserve this wealth for them.

Therefore, we must internalize the quote from Confucius (500 years BC.) Who said: «When there is a preponderance of native substance over acquired refinement, the result will be churlishness. When there is a preponderance of acquires refinement over native substance, the result will be pedantry ».

 To understand this future disaster, click the following link:

http://www.cenatelbenin.org/download/usgs.pdf

Goodbye trees, goodbye biodiversity, welcome desertification 😦

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2 réflexions sur “En 35 ans, nous avons grandi. En 35 ans, nous avons perdu notre essence !/ In 35 years, we have grown. In 35 years, we have lost our essence!

  1. Excellente sensibilisation cher MikhaÏl. Vivement que ton message passe et puisse être entendu par tous. Tu n’es pas seul dans ce combat. Je te soutiens en partageant le message à travers mes réseaux.

    Aimé par 1 personne

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